200 autrices et auteurs à la Concorde

Affiche Pauline Ferrand

Le 13 mai 2026, plus de 200 personnes ont décidé de se réunir au Théâtre de la Concorde et de lancer officiellement les « États Généreux » des autrices et des auteurs. Pour la première fois depuis 1777 et la création de la Société des auteurs par Beaumarchais, un rassemblement a lieu à la seule initiative de celles et ceux qui fournissent la matière première des livres. Pour la première fois, ils se constituent en « corps » afin de réfléchir ensemble à leur statut, leurs contrats, ainsi qu’à la manière dont leurs droits sont juridiquement encadrés.
Ce rassemblement fait suite à l’annonce du licenciement d’Olivier Nora, intervenu un mois plus tôt, le 14 avril 2026, dans des conditions jugées brutales, après son refus de publier un texte de Nicolas Diat. Ce proche de Vincent Bolloré a été imposé par les actionnaires du groupe, Olivier Nora l’a estimé trop éloigné de la ligne éditoriale des éditions Grasset.

Cas de conscience dans l’édition

Photo : Maxence Pira

Le 19 avril 2026, plus de 300 auteurs et acteurs du monde de l’édition ont signé un texte publié dans La Tribune Dimanche pour réclamer l’instauration d’une clause de conscience dans leur secteur. Parmi eux, des figures majeures comme Leïla Slimani, Virginie Despentes, Emmanuel Carrère, rejoints par des écrivaines et écrivains de maisons variées, unis…. Lire la suite

Au Café Beaubourg

cc photo par Sergio Scandroglio

Après l’effroi, la riposte. Cinq autrices de Grasset se retrouvent chez l’une d’elles, dès le 15 avril, le lendemain de l’annonce du limogeage d’Olivier Nora, leur éditeur. Sur les messageries, des boucles s’organisent. Pas question de se taire. Les autres écrivaines et écrivains de la maison sont sollicités. Dans la soirée, un premier groupe se réunit au Café Beaubourg, dans le centre de Paris. Un manifeste est rédigé, un acte d’indépendance.

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